Retour de lecture pour : Le Samouraï, D. Kirk

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

L’auteur : David Kirk est professeur d’anglais. Il a 27 ans et vit à Sendai au Japon depuis 2008. Il a étudié à la Royal Holloway de Londres, sortant major de sa promotion en rédigeant ses dissertations d’histoire du cinéma en japonais. Le Samouraï, son premier roman, est consacré au plus célèbre Samouraï de l’Histoire japonaise.

4e de couv : À treize ans, Bennosuke n’a qu’un rêve : devenir un grand guerrier à l’image de son père, l’un des samouraïs les plus redoutés et les plus respectés du Japon. Mais avant d’accéder à la gloire, il doit prouver qu’il est digne d’un tel héritage. La voie du sabre est faite de sang, de vengeance, d’héroïsme.
Le jeune garçon l’apprendra, parfois à ses dépens, avant de remettre en question des siècles de tradition : pourquoi un samouraï devrait-il préférer la mort au déshonneur ? Quel est le prix à payer pour entrer dans l’Histoire ?
Autour de la figure emblématique du légendaire samouraï Musashi Miyamoto, auteur du Traité des cinq roues, David Kirk brosse la fresque étincelante du Japon du XVIIe siècle, marqué par des codes moraux immémoriaux et des combats épiques, à la culture aussi cruelle que raffinée. Un roman fascinant dans la lignée de Shogun de James Clavell ou du Ran de Kurosawa.

Retour de lecture : Je vais commencer par ma conclusion, ce roman m’a baladé dans bien des directions mais je cherche toujours à savoir où et pourquoi… J’ai accroché, décroché, accroché de nouveau, décroché de nouveau, j’ai mis un temps infini à me dire de finir sa lecture, je me suis forcer à terminer… Je suis habituellement bon public mais là j’avoue avoir trouver ce roman fouilli, éparpillé, sans profondeur, sans structure, hésitant, tatonnant… L’écriture est simple (très ? trop ?), les décors sont peut-être les seuls éléments qui ont adouci cette lecture… L’action est décousue, on saute d’une époque à une autre on ne sait trop comment ni pourquoi…
Au début, le héros de l’histoire est pourtant prometteur mais je l’ai perdu comme l’histoire m’a perdu à coup de rupture de rythme et d’indécision… Faible d’esprit et de consistance, vaguement doué au sabre mais à la personnalité insignifiante… Les personnages secondaires ne sont pas mieux lotis, pourquoi parler de samouraïs sans créer de personnages qui en ait la carrure ? Au moins quelqu-uns histoire de dire…
Et là on relis l’argumentaire commercial de la 4e de couv et on se dit qu’il n’est jamais à l’avantage ni de l’oeuvre, ni de l’auteur d’en faire, ni d’en dire trop… Point de fresque étincelante, point de combat épique et j’attends toujours la figure emblématique du légendaire Myamoto Musashi…
Au final, je me demande quel a été l’intérêt pour l’auteur d’utiliser le prestigieux nom de Myamoto Musashi… Je me demande même si ce n’est pas ce qui dessert ce roman, du moins pour les personnes qui, comme moi, ont lu le fabuleux La Pierre et le Sabre puis La Parfaite Lumière de Eiji Yoshikawa qui dresse un portait de Myamoto Musashi si fort qu’il imprègne votre esprit au fer rouge ou bien encore Le Traité des Cinq Roues écrit par Myamoto lui-même… Pour qui a lu ses écrits, on a du mal à comprendre le choix de l’auteur pour son héros.
Je le mets donc Hors notation et vous invite à vous faire vous-même votre opinion mais ne vous attendez pas à trouver un roman qui tient la comparaison avec ceux de Yoshikawa ou qui fait écho aux écrits du si célèbre épéiste Myamoto Musashi, vous seriez forcément déçu.
Ma note est Hors notation

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