Retour de lecture pour : Le Tournoi des Ombres, une enquête de Georges Hercule Bélisaire Beauregard (Tome 2 de la trilogie), H. Jubert

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

L’auteur : Né en 1970, Hervé Jubert a publié son premier roman en 1998 et, depuis, plus d’une trentaine d’autres, essentiellement pour la jeunesse.

4e de couv : L’ingénieur-mage Georges Beauregard est envoyé à New London par le ministère des Affaires étranges afin de sécuriser la visite prochaine de l’empereur Obéron III et de son épouse. Ceux-ci doivent, en effet, inaugurer le tunnel récemment creusé sous le Détroit. Avec l’aide de John Dee, le psychomancien de la reine albionaise, Victoria, Beauregard va devoir s’assurer qu’il n’y a aucun lien entre l’étrange smog qui s’abat sur la ville, les centaines de cadavres retrouvés ces derniers jours et la venue de l’empereur séquanais. Et il ne désespère pas de pouvoir en découvrir un peu plus sur son propre passé. Toujours aussi fin et brillant, Le tournoi des ombres poursuit les aventures de Georges Beauregard et nous en apprend plus sur ce digne héritier de Rocambole et de Sherlock Holmes. Les enquêtes de Georges Hercule Bélisaire Beauregard sont, assurément, un des joyaux du steampunk.

Retour de lecture : Avant de lire mon avis sur ce tome, je vous invite si ce n’est pas déjà fait à lire celui du premier ici. J’avais pas mal apprécié le premier tome qui était, je le rappelle, mon premier steampunk. Ce deuxième tome a l’immense qualité de ne pas être envahit de notes, c’est déjà en soi une immense qualité à mon sens. Etant familiarisée avec ce monde particulier, la lecture est plus fluide et l’auteur n’ayant plus à présenter les protagonistes principaux, il y a plus d’action. Autant d’ingrédients qui ont rendu la lecture de ce volet plus dynamique.

Le lecteur est emmené à droite, à gauche, peu de pause, peu de répit, le rythme soutenu rend la lecture agréable et prenante… L’histoire se tient bien dans sa globalité, le tout est cohérent. J’ai beaucoup aimé les allusions aux personnages connus comme Hugo, Dickens, Nemo qui ont une réalité tout autre dans ce roman, c’est audacieux mais ça fonctionne très bien donnant substance au roman et au monde décrit. Les protagonistes sont fidèles à eux-mêmes, à leur personnalité, l’attachement est là.
Il y a toutefois un point noir et pas des moindres, ce sont les raccourcis émotionnels du personnage principal, Beauregard. C’est vraiment dommage car il y perd en substance, on l’en aimerait presque moins… Je ne veux pas ici dévoiler un élément important de l’intrigue, je ne peux donc pas expliciter mais ses liens forts et construits avec des personnages secondaires importants sont bâclés comme s’il s’agissait de liens sans profondeur et sans attachement. Volonté de finir rapidement ? de ne pas faire un tome trop gros ? Limité en page ? Nous ne se saurons jamais mais pour moi, ça reste vraiment le nuage qui m’a fait fermer ce tome avec un goût amer en bouche, une insatisfaction diffuse… D’autant qu’à côté de ça, l’énergie de ce volet reste vraiment sympathique et s’inscrit parfaitement dans ce nouveau lieu exploré.
Cependant, il y a une réelle progression dans les différents tomes des aventures de Beauregard, c’est agréablement surprenant et étant en train de lire le troisième, je peux d’ores et déjà vous dire que la progression est constante, mais je n’en dis pas plus pour le moment. Je recommande donc cette saga qui jusque là tient globalement ses promesses sans être aussi profonde qu’elle aurait pu l’être…

Ma note finale est 14/20
Mes retours de lecture pour les tomes 1 et 3

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