Retour de lecture pour : 1Q84 Tome 1 avril juin, Haruki Murakami

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

L’auteur : Né en 1949 à Kyoto et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma, puis a dirigé un club de jazz à Tokyo, avant d’enseigner dans diverses universités aux États-Unis. En 1995, suite au tremblement de terre de Kobe et à l’attentat du métro de Tokyo, il décide de rentrer au Japon.

Plusieurs fois favori pour le prix Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Prize, le prix Kafka 2006, le prix de Jérusalem de la Liberté de l’individu dans la société 2009 et le grand prix de Catalogne 2011.

Traducteur de Fitzgerald, Irving et Chandler, il rencontre le succès avec son premier livre, « Écoute le chant du vent » (1979, à paraître chez Belfond), qui lui vaut de remporter le prix Gunzo. Suivront, notamment, « La Ballade de l’impossible » (Seuil, 1994 ; rééd. Belfond, 2007, 2011 – adaptée au cinéma en 2011 par Tran Anh Hung), « L’éléphant s’évapore » (Seuil, 1998 ; rééd. Belfond, 2008), « Chroniques de l’oiseau à ressort » (Seuil, 2001 ; 10/18, 2014), « Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil » (Belfond, 2002 ; 10/18, 2003), « Après le tremblement de terre » (10/18, 2002), « Les Amants du Spoutnik » (Belfond, 2003 ; 10/18, 2004), « Kafka sur le rivage » (Belfond, 2006 ; 10/118, 2007), « Le Passage de la nuit » (Belfond, 2007 ; 10/18, 2008), etc.

4e de couv : Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se réflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d’Aonamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères… Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d’amour, composant l’oeuvre la plus ambitieuse de Murakami.

Retour de lecture : Ne connaissant pas cet auteur ni son oeuvre mais revoyant revenir sans cesse ce titre, j’ai fini par me le procurer c’est donc sans a priori que j’ai commencé ce roman.

Au rythme d’un chapitre sur deux nous découvrons les histoires d’Aonamé et de Tengo à un rythme très lent. Si certains auteurs aiment à vous faire découvrir les personnages principaux au fil de leurs aventures, Murakami quant à lui prend le temps de nous décrire longuement les habitudes, la psychologie et l’émotionnel de ses protagonistes. L’auteur joue au petit poucet avec le lecteur, introduisant au fil des paragraphes des éléments que l’on pressent importants, et n’hésites pas à enfoncer le clou à coup de répétitions intentionnelles…

Ce tome se lit lentement, obéissant à une progression de rythme réfléchie nous embarquant petit à petit dans une réalité différente, nous laissant le temps de nous attacher aux héros, de comprendre leur fonctionnement, la délicatesse de leurs sentiments et les fractures cachées dans leurs insécurités. C’est un style qui peut rebuter voire lasser mais il fait appel à notre part empathique pour mieux entrer dans cet univers, ce que je trouve, pour ma part, extrêmement bien pensé et réussi.

Ce qui me frappe dans ce premier tome, c’est la subtilité des sentiments, des émotions face à des évènements pourtant extrêmement violents. ce contraste en devient quasiment poétique…

Les 150 dernières pages voient le rythme et l’intrigue s’accélérer, dérangeant ainsi la routine des protagonistes et tenant en haleine le lecteur qui n’a qu’une envie enchaîner sur le tome 2.

Mission accomplie pour ce premier volet, je vais de ce pas attaquer la suite qui semble bel et bien prometteuse…

Ma note finale pour ce tome est de 17/20.

En vente ici

Les retours pour le tome 2 et le tome 3