Retour de lecture pour : Le Sang d’immortalité, Barbara Hambly

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

L’auteur : Née en 1951 à San Diego, Barbara Hambly s’est découvert très jeune une passion pour l’imaginaire à la lecture du magicien d’oz puis du Seigneur des Anneaux – auquel elle rendra un bel hommage dans sa série Darwarth. Après avoir enseigné l’histoire médiévale (parallèlement à une carrière de modèle et de professeur de karaté), elle s’est consacrée pleinement à l’écriture de ses romans et de séries dérivées (Star Wars, Star Trek) et vit aujourd’hui à Los Angeles.

4e de couv : Londres, fin du XIXe siècle, quelqu’un – ou quelque chose – tue les vampires dans leur sommeil diurne.
Ne pouvant traquer le meurtrier en plein jour, ceux-ci n’ont d’autre choix que de demander l’aide d’un mortel. C’est ainsi que James Asher, professeur à Oxford et ancien espion de sa Gracieuse Majesté, se voit soumis par Don Simon Ysidro, le plus vieux des vampires londoniens, à un odieux chantage : la vie de sa jeune épouse contre la tête de l’assassin…
Mais en pénétrant dans le monde mystérieux des créatures de la nuit, Asher va découvrir bien des secrets sur la nature profonde de ces êtres mythiques ; des secrets qui, de Londres à Paris, de Vienne à Constantinople, l’obligeront à remettre en cause toutes ses certitude…

Retour de lecture : Ce roman a de grandes qualités, des idées nouvelles et originales très rafraîchissantes, loin des lieux convenus de ce qu’on a pu lire sur les vampires.
L’histoire se distingue vraiment de ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant et j’ai adoré me laisser emmener là où l’auteur le souhaitait.
Les personnages sont loin d’être des icônes de perfection, ils ont tous du sang sur les mains pour diverses raisons mais au fur et à mesure de l’histoire on apprend à les aimer dans leur imperfection, dans leur repentir parfois et même dans cette espèce de droiture et de code d’honneur qu’ils s’imposent à eux-mêmes tentant de garder le peu d’humanité qui demeurent en eux, et ce, qu’ils soient humains ou vampires.
Le côté « profiler » du héros Asher est un peu convenu mais c’est ce qui fait avancer l’intrigue. Le côté glacial de Ysidro a quelque chose d’émouvant et d’attendrissant. Le frère Anthony attire une empathie immédiate du lecteur autant que Grippen attire son antipathie.
Le seul personnage qui aurait peut-être mérité plus de profondeur est celui de Lydia qui est laissé toujours en périphérie, pourtant elle joue un rôle clé et creuser son profil aurait peut-être apporté un peu plus d’épaisseur dans les moments d’enquête et de recherche.

Le bémol de ce roman, c’est le rythme, lent, trop lent, à mon goût du moins, mais il est vrai que je ne suis pas très portée sur les histoires d’enquête et celle-ci en est une alors je ne suis peut-être pas objective. Néanmoins il faut attendre le chapitre 11 pour que l’intrigue s’accélère et nous tienne suffisamment en haleine pour ne plus lâcher le livre.

Globalement, c’est un bon roman qui mérite d’être connu par l’effort d’originalité de l’intrigue, la lenteur de rythme du début n’est pas insurmontable et les 11 derniers chapitres valent bien de faire l’effort de persévérer. Ma note globale est 13/20.

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