Retour sur Paganini, le violoniste du diable

Titre original : The Devil’s Violonist

Plus d’informations : Il s’agit d’un biopic germano-italien de 2013 de Bernard Rose, ce dernier avait également signé Ludwig Van B. en 1995.
Le rôle principal est tenu par un véritable violoniste et pas le moindre puisqu’il s’agit de David Garett.

Synopsis : La véritable histoire du violoniste et compositeur italien, Niccolò Paganini, qui a connu la gloire au début du 19ème siècle. Le violoniste virtuose Paganini vient à Londres pour donner plusieurs concerts organisés par John Watson, imprésario, pianiste et chef d’orchestre. Il tombe amoureux de Charlotte, la fille de ce dernier.

Retour : Depuis que j’ai lu Le violon de Anne Rice, j’ai replongé à pieds joins dans mon amour de la musique classique que j’avais négligé à tord durant bien des années…
Bien sûr comme j’avais relevé le défi d’écouter les musiques évoquées dans son roman, je me suis retrouvée plongée dans les folies musicales de Paganini que j’ai décidé de redécouvrir plus avant.
En faisant quelques recherches, j’ai découvert qu’il existait ce film, merci Wikipedia !
Je vous partage donc ici mes impressions…
Pour commencer, contrairement à ce que le synopsis espère nous faire croire, il ne s’agit en rien de la véritable histoire de Paganini mais bien d’une fiction où Paganini serait un Faust de Goethe pactisant avec le diable… Cela bien sûr est dû à cette réputation sulfureuse du violoniste qui était un précurseur pour son époque… ce qui, bien entendu, faisait souvent crier au sorcier…
Visuellement j’ai beaucoup aimer la coloration surannée de ce film, les images sont belles, touchantes, elles nous font voyager…
Si je veux être bien honnête par contre les dialogues en français sont absolument creux ! Ce qui est bien dommage… Garett, bien que musicien et pas acteur, s’en sort honorablement grâce à son charisme et sa sensualité naturelle, il a le  magnétisme nécessaire du rôle, la passion du musicien, ça ne se truque pas… Et ma foi quand il joue, c’est juste un orgasme auditif…
Les autres acteurs s’en sortent bien aussi, dommage que leur jeu, soit gâché par des dialogues qui ne mettent pas en valeur leur talent…
Le scénario en lui même me pose problème… J’ai aimé l’originalité de présenter la vie de Paganini tel un Faust dépassé par le pacte diabolique mais son image est vraiment ternie je trouve par ce biopic… Il ne met pas en valeur l’homme comme il aurait pu l’être, le présentant faible, manipulable à loisir, subissant les évènements… et sa musique ne me donne en rien ces impressions là bien au contraire…
Voici donc un film à regarder parce qu’il est sympathique, visuellement beau et auditivement magique mais à prendre au 2e degré sinon les puristes crieront au scandale.
Et parce que si vous ne connaissez pas Paganini, vous avez tord, je vous invite d’ores et déjà à combler cette lacune pour prendre la dimension de l’impétuosité et de la passion qui possédait le violoniste sorcier…
Caprice n°24
La Campanella

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