Retour de lecture pour : Le maître des rêves, Roger Zelazny

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

L’auteur : Roger Zelazny (1937-1995) a consacré la majeure partie de son rouvre à explorer les mythologies de l’humanité, s’interrogeant sur l’immortalité et la divinité. Le cycle des Princes d’Ambre, inspiré des mythes celtes, constitue sa réussite majeure, saluée par un succès public considérable.

4e de couv : Branché directement sur le cerveau de ses patients, Charles Render y injecte des songes de sa composition. Maître dans son domaine, il est l’auteur des mondes imaginaires les plus achevés. Eileen Shallot, belle à se damner, aveugle de naissance, se présente un jour à sa porte. Elle veut voir le monde par les yeux de Render, à travers ses rêves. Ensemble, ils vont arpenter les univers qu’il a créés pour elle. Mais un jour Eileen refuse de s’arracher aux rêves de Render, dont elle prend peu à peu le contrôle pour transformer l’utopie en un piège mortel.

Retour de lecture : J’ai ce livre dans ma pile à lire depuis des années et je n’avais jamais franchi le pas de le choisir, ayant beaucoup accumulé de lectures très engageantes sur le plan émotionnel, je me suis dit en lisant la quatrième de couverture que ça m’offrirait une agréable récréation. Côté récréation, j’ai été exaucé mais quelle déception !

Le sujet est absolument passionnant, l’univers est bien fouillé, le côté scientifique donne de la crédibilité à l’ensemble mais quelle froideur… Tant dans l’écriture, que dans le récit, quelle absence d’émotion… J’aimerai pouvoir dire que cela tient uniquement à l’auteur mais je ne comprends pas bien pourquoi Eileen ne pourrait pas ressentir moult émotions pendant ses séances… et là le tout n’est plus cohérent, il manque quelque chose… ça sonne creux, ça sonne gris, ça sonne froid, les pages passent mais l’on ne s’accrochent à rien ni personne, on a envie d’arriver au dénouement pour passer au livre suivant…

Ne cherchez pas d’approfondissement de personnages dans ce roman, ni d’émotion, les six dernières pages exceptées, nous sommes ici plongé dans un univers lisse et froid, aucune aspérité pour donner une quelconque profondeur, des fragments de narration s’empilent, parfois même sans réelle cohérence au moins pour le lecteur…

J’ai essayé d’aimer, j’ai tenté de m’attacher aux quelques lignes poétiques, rien n’y fait, je referme ce livre pour le plaisir de passer à un autre et de ne plus m’infliger, un univers et un auteur, qui de toute évidence ne me conviennent pas…

Je garde à l’esprit que la critique est facile et donc, comme toujours, je vous incite à vous faire votre opinion, je mets ce livre hors notation pour ne pas le pénaliser.

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