Retour de lecture pour : Les renaissances de Joseph Tully, William Hallahan

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

L’auteur :  William Henry Hallahan, est un romancier américain de littérature populaire diplômé en journalisme, il se lance dans l’écriture dans les années 1970, abordant divers genres : roman policier, fantastique, horreur, espionnage…

4e de couv : Un vieux quartier de New York qui devient la proie des démolisseurs. Les habitants d’un immeuble condamné qui s’apprêtent à déménager. Déprimant, mais rien d’inhabituel. Et pourtant, tandis que les appartements. se vident, quelque chose semble prendre possession dés lieux.
Il y a ce bruit inexplicable qui pousse Richard-son au bord de la folie. Puis son voisin Ozzie qui disparaît mystérieusement, non sans laisser sur les murs de sa chambre une fresque morbide, terrifiante, peuplée d’un grouillement de moines, de démons et de suppliciés, et, en larges lettres, jeté à la hâte, un ultime avertissement : Richardson ! Fuis ! Sauve-toi !

Retour de lecture : Voilà un petit terreur que j’ai adoré. Dans la catégorie terreur on trouve un petit peu de tout, mais là le cadre est posé vous aller redouter les bruits, les ombres, le chat qui vient demander une caresse trop discrètement…

Nous sommes rapidement embarqué dans une double intrigue, d’un côté un personnage pour le moins mystérieux qui effectue des recherches généalogiques à tour de bras. D’un autre côté, un personnage passablement dépressif qui vit dans un immeuble en sursis avec ses voisins tous obligés de se reloger rapidement avant l’arriver des engins du bâtiment qui ont commencé leur oeuvre de destruction à proximité.

Le rythme de ce roman est parfaitement étudié, sachant passer du rapide au lent afin de ménager un suspense tout à fait délicieux, l’aspect généalogique nous emmène dans des profondeurs et des lenteurs insondables tout en nous faisant voyager dans des époques lointaines à coup de génération entières ; le morne quotidien de Richardson, notre locataire indécis, nous fait monter la pression dans de courts lapses de temps se déroulant pourtant sur de longues journées plutôt monotones… Willow et ses recherches construisent, Richardson subit la destruction de son environnement…

Ce grand écart temporel et situationnel réussi à tenir le lecteur en haleine. On croit savoir où on nous emmène mais c’est trompeur, d’autres pistes arrivent, se mélangent, se croisent, s’effacent et ce n’est que sur les trois dernières pages que nous savons vraiment… mais nous traînons des pieds avec cette peur enfantine du noir, du vide, des pas qui résonnent…

Un excellent moment, une ambiance délétère, une écriture qui ménage ses effets, une temporalité travaillée, ce roman est vraiment une belle surprise…

 Ma note est 16/20

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