Retour de lecture pour : L’ombre de Manitou, Graham Masterton

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

 

L’auteur
Graham Masterton, né à Edimbourg en 1946, est l’un des auteurs d’horreur les plus renommés et les plus populaires au monde, privilège qu’il partage avec Stephen King et Dean Koontz. Auteur de plus de trente-cinq romans d’horreur, mais aussi policier, jeunesse… ainsi que de manuels d’érotisme vendus à trois millions d’exemplaires (il a été rédacteur en chef de Penthouse), il a commencé sa carrière en 1976 avec Manitou, best-seller immédiat qui fut adapté au cinéma avec Tony Curtis et a connu deux suites et une nouvelle.

 


 

4e de couv
Pour marquer son retour, Misquamacus a décidé de ne pas lésiner sur les moyens et de farpper fort. De Las Vegas à New York, des villes entières sont aspirées sous terre par une magie plus vieille que l’humanité. Grâce à un pacte avec Aktunowihio, dieu des ténèbres, le redoutable sorcier indien est déterminé à faire disparaître de la surface de la planète toute trace de l’envahisseur blanc. Afin d’éviter l’apocalypse, Harry Erskine, le voyant préféré des vieilles dames, devra traquer et affronter Misquamacus sur son territoire, dans le Grand Dehors, la contrée des morts…

 


 

Retour de lecture
Je vous invite à prendre connaissance de mon avis sur le premier tome ici et sur le second ici.

Pour ma part, ce tome est le meilleur de toute la trilogie, une merveille de bout en en bout… Masterton s’est surpassé avec une intrigue complexe qui n’évolue pas linéairement, ce tome nous emmène de droite et de gauche dans un rythme effréné qui ne ralenti que pour mieux nous faire froid dans le dos.

Les personnages ont gagné en profondeur, en densité, en maturité, le combat contre Misquamacus n’en gagne qu’en violence, subissant moins les évènements que dans les précédants tomes.

J’ai particulièrement aimé la philosophie sous-jacente du thème qui vise à ne pas cautionner le passé tout en tirant des leçons pour aller de l’avant et non cultiver des haines du passé de façon stérile.  Ceci n’est possible que parce que l’auteur a su mêler ici l’histoire avec un grand H a sa fiction avec brio, allant même jusqu’à croiser différentes cultures et croyances pour enrichir son univers et lui autoriser des rebondissements qui garde le lecteur captif de ces pages à tourner.

Ce tome est du grand Masterton, du Masterton comme on l’aime, du Masterton qui a mûri tout comme ses personnages et c’est bon à lire !

Je n’ai que deux bémols, d’une part, sur la fin mais je peux difficilement en dire plus sans la dévoiler, je m’abstiendrais donc en mettant cela sur le fait qu’il y a encore deux tomes derrière celui-ci et que ce bémol est peut-être finalement la porte ouverte sur la suite et d’autre part, toujours ce rôle des femmes si peu intéressant dans cette saga, le personnage d’Amélia aurait pu être approfondi mais rien…

Reste maintenant à se procurer les deux derniers tomes, une chose est sure après avoir lu celui-ci, je veux connaître la suite…

Ma note finale pour ce tome est de 16/20

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