Retour de lecture pour : Maleficium, Hilda Alonso

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.

L’auteur
Romancière et nouvelliste, elle affectionne particulièrement les histoires fantastiques, merveilleuses ou d’anticipation. Elle est l’auteure de Ce dont rêvent les Ombres, un roman de fantasy médiévale et elle a eu le bonheur de collaborer avec l’illustration Alexandra V. Bach pour le roman graphique Le Cabinet de Curiosités. et bien d’autres. Vous pouvez également découvrir son univers sur http://www.hildaalonso.fr


4e de couv
« La magie
n’est ni bonne
ni mauvaise.
Tous nos actes
ont des conséquences.
Toutes nos paroles aussi. »


Retour de lecture
 
J’ai découvert Hilda Alonso lors d’un collectif éphémère de créatrices We All are witches auquel j’ai participé en 2017 et depuis je suis une grande adepte de ce qu’elle écrit, ce recueil est le fruit de ce collectif, cru 2018, il est constitué de nouvelles fantastiques dont certaines étaient inédites à la publication du recueil.

Comme toujours on retrouve l’écriture poétique et précise de Hilda, c’est un met délicat qui explose sur les papilles pour proposer des saveurs envoûtantes.
Sa plume est un bateau, ses histoires sont un voyage, son recueil sont des contrées lointaines et mystérieuses, il n’y a qu’à se laisser guider…

Bien sûr, il faut aimer l’univers fantastique, aimer les sorcières et les créatures imaginaires, aimer les clairs-obscurs et se faire surprendre par la brume…

« La Déesse accepte la mort, puisqu’elle est la mort. La Déesse sait qu’autre chose vient et se dessine. La Déesse ne force personne à croire et prend la dévotion sans l’exiger. La Déesse se laisse renier. Elle est au-dessus de toute compréhension. »

Les passionnés de sorcellerie seront particulièrement à la fête avec ce recueil, après tout il est né pour le mois de la sorcière… La structure du recueil a été construit sur des phases lunaires, on appréciera le soucis du détail et le jusqu’au-boutisme de l’auteure.

Chaque nouvelle présente un univers différent si ce n’est la première partie qui est une suite. Le rythme varie en fonction des thématiques, toujours juste, calculé au millimètre, cadencé, il entonne toujours un hymne hypnotique se mariant parfaitement au récit.

« Le verbe est magie. Il nous engage et nous suit, il nous protège ou nous détruit. Les mots qui s’envolent retombent toujours quelque part. Tous nos actes ont des conséquences. Toutes nos paroles aussi. »

Hilda Alonso nous livre encore une fois un ouvrage de prose poétique ou de poésie en prose, c’est beau, c’est gouteux, ça fait frétiller mes neurones, j’aime follement son écriture et ses univers. Rien n’est gratuit dans les mots qu’elle couche sur le papier, à chaque lecture, je suis toujours autant émerveillée, il ne s’agit pas là que de contes fantastiques, il s’agit là de nourrir les amoureux du beau verbe et d’abreuver les affamés d’univers imagés.

« Au loin, le corbeau s’envole : ses ailes s’allongent, ses serres s’aiguisent, son cri devient prophétie… Sous la peau de bête, la sorcière souffre : la métamorphose est un enfantement de soi-même… Nous sommes tous des chimères qui ne demandent qu’à se révéler sous la lune. »

Hilda Alonso, est vraiment à découvrir, je vous invite également à la suivre sur Facebook pour vous tenir au courant de ses prochaines dédicaces car au-delà de sa prose qui vaut le détour, elle est une belle personne pétillante qui demande à être connue.

Ma note finale est 17/20

Vous pouvez également retrouver mes retours de lecture pour les livres suivants de la même auteure pour :
Aenigma ici
Ce dont rêvent les ombres ici

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