Retour de lecture pour : Le miroir aux vampires Tome 2 : La légion des stryges, Fabien Clavel

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.


Retour de lecture : 

Ceci est le septième livre lu dans le cadre du PIF 2019.

Dans ce tome, le début est lent, on retrouve de nouveau les lettres de Léa à sa soeur pour présenter la majorité de l’action, Cette fois-ci elles s’intercalent à des rapports de surveillance qui offrent un nouvel angle de présentation de l’action et à d’anciennes lettres d’un fabricant de miroir.

C’est, hélas, assez redondant et plaintif. Ce qui était déjà assez rébarbatif dans le premier tome devient proprement insupportable dans le deuxième tome. Je me suis mise à regarder le livre de travers en pensant que je devais le lire, j’ai alterné avec d’autres lectures bref… il a fallu que je me force à le reprendre.

« C’est étrange comme les humains ont l’art de se réinventer. Ils se redécouvrent sans cesse avec surprise. Quand paraît une nouvelle religion, ils ont l’impression que c’est la première, que les autres n’ont jamais existé avant, qu’il n’y en aura plus après. Et c’est pareil avec tous les arts. Ils recommencent avec de petites différences ce qu’ils ont déjà fait.

Je déplore que l’auteur n’ait pas profité de passer au deuxième tome pour changer le système de narration et faire évoluer son héroïne dont on a l’impression qu’elle a régressé au lieu de mûrir… Les dialogues sont d’une lourdeur infinie.

Il faut attendre une centaine de pages pour que l’action s’invite entre les jérémiades de l’héroïne. Hélas si l’action en elle-même est intéressante, il n’y a aucun dynamisme, le tout paraît désespérément mou et lent sur une bonne moitié du livre. C’est d’autant plus regrettable que comme dans le premier tome, l’originalité du traitement des créatures, de leur univers et de leur histoire est bel et bien intéressant.

L’auteur s’en tire grâce à l’originalité de ses vampires et de ses stryges, à leur conflit et au bagage individuel de certains protagonistes comme Léo, Nora ou les Dhoad.

En résumé, c’est un tome en deçà du premier et qui demande de lutter pour arriver enfin à des passages intéressants. Je me suis demandée plusieurs fois si je devais continuer ou non. Le début du troisième tome tend à me conforter dans l’intérêt d’avoir persévéré, reste néanmoins que le premier tiers de ce livre est pénible, le deuxième tiers est mou mais commence à proposer un début d’action et que seul le dernier tiers offre l’intérêt attendu depuis le début …

Ma note finale est de 11/20

Retour de lecture pour le tomes 3

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Pour aller plus loin…

4e de couv. :  » Pourquoi tu ne réponds pas, Bérénice ? Je t’ai tout dit de mon année passée, je me suis confiée à toi en sachant que si quelqu’un pouvait m’épauler, ce serait bien ma frangine. Et pourtant, on dirait que je me suis trompée. J’ai quand même envie de te raconter ce qui se passe dans ma vie. J’ai été prise en prépa littéraire à Gustave-Caillebotte. A part le fameux miroir que j’ai pu récupérer, j’ai rapporté très peu d’affaires dans ma petite chambre parisienne où je ne fais que bosser. En fait, j’essaie de ne pas trop réfléchir, parce qu’entre Nora qui a disparu, plusieurs SDF retrouvés exsangues juste à côté de chez moi et mes rêves étranges, il y a de quoi faire ! Tu vas dire que je suis parano, mais à force, je me demande si tout ça n’est pas lié. Du coup, je repense sans cesse à ce qui s’est passé avec les vampires l’an dernier, et j’ai l’impression que mes pouvoirs se réveillent ».


L’auteur : Fabien Clavel a suivi des études de Lettres Classiques et a commencé à écrire dès l’adolescence. Il a vécu en Hongrie entre 2007 et 2011, où il a enseigné le français et le latin au lycée français de Budapest, puis est revenu en France, où il donne des cours de français, de latin et de littérature et société au lycée Julie-Victoire Daubié d’Argenteuil.


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