Retour de lecture pour : Le miroir aux vampires, Tome 3 : le pouvoir des Psylles, Fabien Clavel

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.


Retour de lecture : 

Ceci est le dixième livre lu dans le cadre du PIF 2019.

Enfin le tome qui révèle le potentiel que je ressentais depuis le début ! Il se sera fait désiré…

Je persiste sur la lourdeur des dialogues, la formulation « j’ai dit » sans arrêt fini par me filer des boutons et me faire angoisser les dialogues… Je persiste également dans le fait que la narration aurait pu évoluer, les lettres de Léa à sa soeur étaient justifiée et justifiables dans le premier tome, dans le deuxième et le troisième, c’est handicapant plus qu’autre chose et cela contribue à alourdir le tout.

Au-delà de ces critiques récurrentes pour les tomes 2 et 3, nous avons donc ici un tome beaucoup plus dynamique, une héroïne beaucoup moins larmoyante même si elle le reste en partie… Léa est plus mature, plus entreprenante, plus bestiale. Hélas elle reste en deçà de qu’elle pourrait être, je n’arrive pas à m’attacher à elle… Son émotionnel est convenu, trop lissé, et bien trop plaintif.

« Il y a quelque chose de très morbide dans le travail. Ca me fait un peu penser aux sanguisugae. Le travail, on le sait ne rend pas libre, il te rend esclave, il se nourrit de toi et ne te donne presque rien en retour. A quoi bon bosser toute sa vie, alors ?

Mon personnage préféré reste Léo, il est finalement le plus travaillé, c’est un peu embêtant du fait que ce ne soit pas le personnage principal, il éclipse beaucoup Léa qui fait pâle figure à côté. Léo est plus profond, plus dense et plus fascinant dans sa complexité, son aura de mystère entretien l’intérêt du lecteur, il est plus touchant qu’aucun autre protagoniste. Dans le système narratif seules les lettres de Léo sont structurées et dosent l’émotion, la psychologie et le mystère, elles ressortent donc comme un phare dans la nuit et c’est un plaisir de tomber au détour d’un chapitre sur une de ses lettres parmi les longs et fade récits de Léa.

Nora est quasiment inexistante dans ce tome, l’auteur aurait pu en faire une de ces héroïnes sublimes et iconiques qui brillent par un destin tragique, elle reste une ombre, un fantôme, presque un accessoire pour la trame, une excuse pour faire avancer l’intrigue. Décevant vue l’importante qu’elle revêt depuis le début dans le triangle des personnages principaux.

« – A quoi tu te défonces . Je suis curieuse de savoir.
– A la vérité, ma chère, c’est toujours très enivrant.

Ce volume et finalement la trilogie entière n’ont d’intérêt que pour le traitement des créatures mythologiques : vampires, stryges, psylles, nâgas. Il y a une véritable originalité dans les rapports entre les différentes espèces, leurs pouvoirs et la façon dont leurs mythologies s’entremêlent. Cet aspect là est brillant, il est le seul qui a su garder mon intérêt pour me forcer à lire les passages insipides. Je l’ai dit dans mon retour pour le tome deux, j’ai failli abandonner, je me félicite d’avoir finalement continué ne serait-ce que pour cet aspect là, c’est vous dire s’il est intéressant…

Pour la petite histoire, au départ je voulais lire la saga des Nephilim du même auteur, ne la trouvant pas, je me suis finalement rabattue sur celle-ci en me disant qu’elle me permettrait de me faire une idée sur la plume de l’auteur, et je ne dis jamais non à une bonne histoire de vampire… Aujourd’hui, que j’ai achevé la lecture de cette trilogie, je ne saurai me faire, hélas, une idée sur le style de l’auteur car j’ai le sentiment qu’elle ne recèle pas tout son talent notamment au point de vue narration et élaboration de personnages. Je ne vais donc pas m’arrêter à cette impression mitigée et à ce roman jeunesse en demi-teintes pour découvrir ce qu’il propose en roman pour adulte.

Ma note finale pour ce tome est donc de 12/20 et pour la trilogie entière un 11/20

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Pour aller plus loin…

4e de couv. : « Salut Bérénice, Je ne t’ai pas beaucoup écrit récemment, mais
depuis que Papa m’a coupé les vivres, j’ai eu des tas de choses à gérer. Je t’avais dit que je voulais tenter une expérience à l’étranger. La déprime de Nôra a accéléré les choses : j’ai
décidé de partir en Hongrie pour lui redonner le sourire. Je voulais qu’on prenne un nouveau départ, qu’on mène enfin une vie normale. Mais il faut croire que notre passé nous colle à la peau, où qu’on aille… Budapest abrite nombre de légendes et de créatures qui semblent s’être donné rendez-vous ici, et je commence à penser que nous n’avons pas atterri là par hasard. Comme si le destin avait voulu rassembler tous ceux qui appartiennent à la nuit… Et on sait comment se terminent les réunions de famille ! »


L’auteur : Fabien Clavel a suivi des études de Lettres Classiques et a commencé à écrire dès l’adolescence. Il a vécu en Hongrie entre 2007 et 2011, où il a enseigné le français et le latin au lycée français de Budapest, puis est revenu en France, où il donne des cours de français, de latin et de littérature et société au lycée Julie-Victoire Daubié d’Argenteuil.


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