Retour de lecture pour : Le manoir d’Alderney, Anne Perry

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.


Retour de lecture : 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Babelio et les Editions 10/18 qui m’ont fait confiance en m’envoyant ce livre contre une critique libre et non rémunérée.

Disons-le d’emblée, je ne connaissais pas les livres de Anne Perry avant d’ouvrir ce roman et je pense que je n’en ouvrirai pas d’autres dans le futur.

Autant commencer directement par ce qui m’a déplu, c’est définitivement écrit dans un style très fleur bleue, dès les premiers mots, on nage dans un surdosage émotionnel qui trouverait clairement sa place dans un roman harlequin mais pas dans un polar historique ça a tendance à faire très chichi gnangnan…

Il y a bien des passages plus cadencés et affirmés qui baignent moins dans le mièvre… mais ils ne représentent hélas pas la majorité.

– Ma chérie, quand on prend un parti, il est inévitable qu’on souffre quelquefois. La seule chose qui soit pire, c’est de ne jamais s’engager et de vivre en marge de la vie, sur le bord, sans jamais y participer.

L’intrigue est dès le début pour le moins peu convaincante… On ressent de suite qu’elle n’est qu’une excuse pour entrer dans le vif du sujet… L’intrigue est donc prévisible mais traîne en longueur.

Et quand je dis en longueur…. C’est long ! 400 pages durant lesquelles les personnages  tournent en rond, répètent inlassablement les mêmes questions, ils culpabilisent seuls, ils culpabilisent en groupe, ils s’inquiètent seuls puis en groupe…

De façon générale, j’aime les personnages sensibles, les émotions creusées, la psychologie mise en perspective mais là on baigne dans la guimauve…

– On ne peut pas condamner un homme pour ce qu’on imagine qu’il aurait pu faire.

Seul le dernier chapitre, celui qui dénoue le procès est plus dynamique, les personnages sont plus affirmés, plus actifs et confiants, plus arrogants et agressifs mais j’aurai apprécié que cela soit le cas dès le début… Le coupable on le connaissait déjà dès sa première apparition… et si on l’avait loupé à la première on en était persuadé à la seconde… bref…

Pour conclure, il y a quelques bons passages, une intrigue qui se dénoue intelligemment même si c’est de façon prévisible.  Cette écriture sirupeuse n’est pas clairement pas ma cam… J’imagine que les fans d’Anne Perry adoreront ce livre, ça n’a pas été mon cas, je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment mais j’ai souvent levé les yeux au ciel et j’ai intercalé une lecture bien trash à côté pour compenser l’excès de sucre de ce roman.

Ma note finale est donc hors notation pour ne pas pénaliser ce roman, je vous invite à vous faire votre propre opinion.

Disponible ici

Pour aller plus loin…

4e de couv. : À la veille de la première guerre mondiale, une simple affaire de détournements de fonds va mener l’avocat Daniel Pitt sur la piste d’une dangereuse conspiration.

Londres, 1910. Tout accable Philippe Sidney, diplomate britannique à l’ambassade de Washington, accusé officiellement de détournements de fonds, officieusement d’avoir agressé la fille d’une famille américaine respectée et dérobé un bijou. Chargé de sa défense, Daniel Pitt doute de son client, du dossier, tressé d’étranges coïncidences, et tout autant de lui-même : sa propre sœur est proche de la victime. L’affaire en cache bien une autre et lorsqu’un cadavre vient entraver le procès, le jeune avocat se lance dans une enquête dangereuse, aux rouages labyrinthiques. Une histoire de passions, de vengeance et d’idéaux pervertis, qui, dans l’ombre de la Grande Guerre à venir, le mènera jusque dans la Manche, sur la mystérieuse île d’Alderney…

La reine du roman policier historique nous offre une nouvelle intrigue étourdissante, qui nous entraîne une fois encore dans les arcanes d’une Angleterre passée dont elle seule a le secret.


L’autrice : Anne Perry, née en 1938 à Londres, est aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays comme la reine du polar victorien grâce au succès de ses deux séries, les enquêtes du couple Charlotte et Thomas Pitt, et celles de l’inspecteur amnésique William Monk. Elle s’est depuis intéressée à d’autres périodes historiques telles que le Paris de la Révolution française ( A L’ombre de la guillotine), la Première Guerre mondiale ( La saga des Reavley), ou encore Byzance au XIIIe ( Du Sang sur le soie). Anne Perry partage sa vie entre Inverness (Écosse) et Los Angeles.


Des lectures similaires ? Je vous propose :

La malédiction des anges de Danielle trussoni

Le château des poisons de Serge Brussolo

Les renaissances de Joseph Tully de William Hallahan