Retour de lecture pour : L’oiseau de feu, Aliocha Gouverneur et Eric Herbette

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.


Retour de lecture : 

Tout d’abord, je remercie chaleureusement Babelio et Tertium Editions qui m’ont fait confiance en m’envoyant ce livre contre une critique libre et non rémunérée.

Parlons d’abord du livre objet, on a ici un véritable bijou ! Le format original contribue à donner du style à l’ouvrage, le papier glacé est superbe et épais, la couverture cartonnée est éblouissante non seulement grâce à la superbe illustration de Aliocha Gouverneur mais également parce que visiblement un soin tout particulier a été apporté à restituer la vivacité des couleurs…

Les illustrations et la mise en page à l’intérieur servent le conte et enchantent le lecteur, c’est une véritable invitation à redevenir un enfant et à rêver. Je ne connaissais pas l’illustrateur mais assurément, à présent, je vais le suivre, il a un talent fou, ses illustrations sont magiques, riches en couleurs et dynamiques, elles recèlent une profondeur et une richesse inouie…

N’oubliez jamais, jamais ce conte mes tendres,
Et racontez-le à qui veut bien l’entendre,
Car rien n’est plus beau,
Que de passer le flambeau.

Le conte en lui-même est sympathique. Il peut paraître simple d’emblée mais, pour les amateurs de symboliques cachées, il y a quelques petits trésors à trouver dans cette histoire.

La seule chose que j’y déplore, c’est la femme-objet docile et peureuse, mais ce conte étant inspiré de vieux conte russes on ne peut que comprendre en remettant en contexte, reste que si j’apprécie de conserver le bagage culturel d’un pays, je regrette que ces stéréotypes se propagent encore au risque de marquer de jeunes esprits… On ne peut que compter sur les parents pour enrichir les lectures des plus jeunes et leur expliquer.

En dehors de ce bémol, voilà un conte qui permet d’aborder des notions importantes comme la mort, la morale, etc. De plus, le langage est riche, très poétique et permettra de faire découvrir des expressions et des mots pour enrichir le vocabulaire des enfants.

Pour conclure, un bien bel ouvrage, un livre-bijou aux illustrations plus sublimes les unes que les autres, une mise en page soignée… Un joli cadeau à faire. On ne peut que saluer le travail de la maison d’édition Tertium pour le soin et le beau travail réalisé sur cet ouvrage.

Disponible ici
l oiseau de feu 2

Pour aller plus loin…

4e de couv. : C’est une histoire de plume, d’oiseau, De cheval qu’on avale tout de go, De princesse, de prince, de roi, de loup.

Dans un pays lointain vit un tsar entouré de ses trois fils : Dimitri, Vassili et Ivan. Ce royaume possède un jardin extraordinaire. Il y pousse toutes sortes de fleurs et d’arbres rares. Au milieu, trône un pommier. Tous les jours quand le tsar se lève, il se précipite pour l’admirer. Mais un matin… une pomme d’or a disparu !

D’après le conte d’Alexandre Afanassiev.


Les auteurs :
– Aliocha Gouverneur est un jeune illustrateur. Dès son enfance il crée sans cesse des mondes imaginaires en dessinant chaque jour, des univers inspirés de sa passion pour l’Histoire de l’Art. Il chérie particulièrement les enluminures, les motifs et arabesques des quatre coins du monde qu il utilise pour redonner vie aux contes, légendes et aux autres mythes poétiques et ésotériques. Après l’obtention d’un BAC arts appliqués au lycée Auguste Renoir à Paris, il dessine des illustrations pour la presse (magazine Ca m’intéresse : Histoire). Mais son coup de coeur va à l’illustration de livres jeunesse, les thèmes abordés étant plus proche de son univers fait d imaginaire, de rêve et de féérie. L’oiseau de feu est son premier livre.

– Eric Herbette est un auteur aux multiples talents. Il a écrit plusieurs livrets d’opéra ; mais aussi d’autres textes sur des partitions de Grieg, Saint-Saëns et Ravel. Auteur d’une dizaine de pièces de théâtre ; boursier de La fondation Beaumarchais pour le théâtre et le lyrique, il a aussi écrit pour la radio (France Culture, France Bleu) et le cinéma. «Les mille et une nuits», coups de coeur de l’Académie Charles Cros. Chez Tertium éditions «Patatrac & Comment ça s’appelle» par la Compagnie Avec des Ailes, pièce jeune public sélectionnée par les EAT et Les Inédits de Cahors en 2015.


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