Retour de lecture pour : Nofy, le voyageur des rêves : La guerre des quatre royaumes, Yves Terrancle

Certains de mes retours de lecture peuvent présenter des éléments d’intrigues.


Retour de lecture : 

Une fois n’est pas coutume, j’ai abandonné cette lecture. Cela m’arrive rarement, vraiment très très rarement mais la vie est remplie de suffisamment de livres pour se faire souffrir avec une rencontre qui ne donne rien de positif.

Si certains romans mettent longtemps à démarrer, ici on pourrait dire que c’est plutôt le contraire, à peine quelques pages tournées et nous voilà plongés dans l’action.

J’avoue avoir beaucoup eu du mal avec l’écriture de l’auteur, non pas qu’il écrive mal, c’est recherché, on sent qu’il fait attention aux mots qu’il utilise mais cela paraît forcé et artificiel… Ce qui est très regrettable car pour avoir lu quelques écrits de lui sur son compte Facebook, je vous assure que sa plume est fine et agréable par ailleurs. Ici les dialogues sont convenus, ils sonnent creux et le passage à une narration où le narrateur s’implique de plus en plus m’a quelque peu dérangé, cela plaira à certains, à d’autres moins, je fais hélas partie de ces derniers. Cela m’a retenu de m’impliquer complètement dans le roman.

Le début sonne artificiel, on a la sensation que tous les outils créatifs du roman sont utilisés avec perfection (du moins sur les premières pages) mais sans réelle implication émotionnelle… Où est l’auteur là-dedans en dehors de ces outils narratifs parfaits ? où est sa personnalité ?

Les personnages ne sont pas moins artificiels…
Celui du professeur est d’un paternalisme et d’une caricature absolues. C’est un tour de force d’avoir réussi de faire d’un personnage marginal et normalement original, une caricature risible du gardien des clés…
Dans les dialogues, ce personnage interpelle Nofy à coup de « mon jeune ami » à tour de bras, c’est lourd, le tout souffre d’un manque de naturel dans l’expression qui renforce l’artificialité et la caricature…
Cela peut, éventuellement, fonctionner chez un lectorat jeune qui serait peu difficile, auprès des adultes, dès une dizaine de pages cela devient assez horrible…
Nofy et Oranne sont des gamins de 11 onze ans au langage normal mais ils passent à un langage élaboré et recherché en 3 pages par on ne sait quel miracle… ce roman a -t-il été lu et relu ?

Plus on tourne les pages, plus l’écriture est instable, le ton est instable et, cela me fait mal d’écrire cela, vue la qualité de ce que j’ai pu lire par ailleurs. J’ai le sentiment d’un roman bâclé, trop vite publié…

Et détail qui met une cerise pourrie sur ce gâteau raté, la mise en page fantaisiste qui ne ressemble pas à grand chose….

Je suis déçue, non pire, je ne me sens pas respectée en tant que lectrice… Ce roman est un parfait contre exemple pour jeunes auteurs… Force est de constater que, parfois, il ne vaut mieux pas se vanter d’écrire plus de 10 pages par jour si on ne se laisse pas le temps de lire, relire, corriger relire, et relire encore… bref un travail d’écrivain jusqu’au bout… Je ne saurai vous dire s’il en est ainsi jusqu’au bout, pour ma part, j’ai choisi d’arrêter la torture en cours de route…

Je n’aime pas faire de critiques négatives mais là je ne vois pas comment faire tout en restant honnête…

Ma note finale est donc Hors notation, à vous de vous faire votre propre idée…

Disponible ici

Pour aller plus loin…

4e de couv. : Depuis l’origine du monde, deux forces s’opposent et nous guident sans que nous en soyons conscients. La réalité, et le rêve… Notre quotidien est parfois cruel, glaçant, heureux ou encore étrange, mais, quel qu’il soit, il trouve une fin aussi assurément que le soleil s’échappe, chaque soir, dans un horizon lointain et rougeoyant. Cette dernière survient lorsque nos esprits s’éteignent pour laisser place au sommeil et aux rêves qui l’animent. Que sont ces rêves ? Pourquoi tant d’images, d’histoires parallèles que nous vivons presque aussi réellement que celles de notre quotidien conscient ? Est-ce que nous nous souvenons de toutes nos aventures, dans ce monde où tout peut arriver ? La réponse est non…
Le rêve est en vérité bien plus que ce que la majorité des gens imagine…
Il est un monde à part entière avec ses propres histoires, ses codes, ses innombrables mystères, ses hiérarchies, ses conquêtes, et il se trouve être le berceau éternel d’une lutte entre le bien et le mal. Notre sommeil entrouvre une porte vers ce monde plongé dans la magie et dans lequel les lois physiques que nous connaissons ne trouvent plus de frontières. Une porte qui se referme, au matin, mais qu’un être maléfique tente de maintenir ouverte pour plonger notre réalité dans le chaos et la terreur. Rien ne semble pouvoir arrêter son inexorable conquête ni satisfaire son insatiable soif de pouvoir. Rien, sauf un jeune garçon que rien ne prédestinait à devenir un héros, mais que le destin guidera jusqu’aux plus prestigieuses pages d’une légende qui porte son nom…
Voici l’histoire de Nofy, le voyageur des rêves.


L’auteur : Yves Terrancle, né en 1981 en périphérie parisienne, est un auteur français, il est également artiste à ses heures.
Prolifique, il écrit en moyenne 10 pages par jour. On le connait surtout pour son livre Humana qui commence à se faire connaître mais il écrit dans tous les genres et tous les styles : paroles de chansons, poésies, romans. Vous pouvez d’ailleurs découvrir quelque uns de ses textes sur sa page facebookSes inspirations principales sont : Brel, Ferrat, Desproges, et plus particulièrement Brassens.