L’année dernière il m’est arrivé quelques petites choses au niveau perso qui ont fait que, plutôt que de tenir un livre, j’ai mis mon temps libre à profit pour découvrir des mangas, des manwhas et des animes… J’avais donc envie de vous partager une partie de mes plus belles découvertes…

Ne vous étonnez pas de voir du très connu, cela faisait des années que je n’avais pas mis le nez dedans donc il y a du très connu et du moins connu…

Du côté des Manwhas, autrement appelés webtoons, qui ne sont ni plus ni moins que des mangas dont le format a été adapté à la publication numérique et à la cadence hebdomadaire.

Aujourd’hui, je vous en propose deux, tous les deux des yaoi au contenu explicite et pour public averti car contenant sexe et violence qui peuvent impacter les plus sensibles.

 

Killing Stalking de Koogi

220px-Killing_Stalking
C’est un drame psychologique, violent ascendant gore sur les bords… enfin disons très, très cru tant dans la violence que dans le sexe et c’est un coup de coeur… Ouais ça peut paraître terrible d’écrire ça mais le traitement psychologique des personnages est juste une pure merveille, on a un développement du traumatisme et des conséquences sur la gestion mentale et émotionnelle vraiment très bien menée, pour ceux qui ont les tripes bien accrochées, je vous invite à le découvrir ! C’est un must et ma plus grosse baffe 2019….

Résumé : Yoon Bum est un jeune garçon frêle et discret qui est secrètement amoureux du garçon le plus populaire de son école, Sangwoo. Un jour son obsession le conduit à s’introduire chez celui-ci, mais ce qu’il voit n’est pas ce dont il avait rêvé…

 

Dark Even de Juns

dark heaven copertina
C’est un drame psychologique, idem très cru tant dans la violence que dans le sexe. Les deux thématiques principalement traitées (mais pas que…) sont le racisme et l’homophobie autour d’un couple de jeunes garçons qui ont le tord d’être homosexuel et de deux nationalités différentes… Je n’ai pas vraiment envie d’en dire plus mais c’est une très belle découverte, un autre coup de coeur et celui-ci se termine bien…

Résumé : Conor, d’origine coréenne et américaine, vit dans une ville qui a légalisé le mariage homosexuel mais où les crimes racistes et homophobes sont toujours fréquents. Avec le beau blond aux yeux bleus, Simon, ils créés un groupe de musique nommé Dark heaven dans une église abandonnée. Des sentiments se développent entre eux mais l’obscurité ne peut pas demeurer avec la lumière et leur temps ensemble va bientôt prendre fin…

En savoir plus ?

A noter que ces deux manwhas ont été imprimé sous forme d’albums (qui ressemblent à une version hybride de la BD européenne et du Manga japonais) tant leur succès a été grand.
Le coup reste très élevé puisqu’à la base le manwha n’a pas vocation à être imprimé, hélas trois fois hélas, parce que je vous garantie qu’il y a des pépites qu’on aimerait avoir en bibliothèque.. Mais donc pour ces deux la chance existe de les y faire entrer…
Ceux qui parlent coréen pourront les trouver sur le site https://www.harum.io/
Sinon germanophones et les italophones ont la chance de trouver les premiers tomes de Killing Stalking sur amazon… Et si vous cherchez bien vous trouverez peut-être quelques rares volumes en espagnol…

 

Et pour terminer, je vous parle d’un anime et de son manga, cette fois un seinen dont l’âge du public visé varie pour l’un et pour l’autre…

 

Piano No Mori / Le piano dans la forêt de Makoto Isshiki

1517386552138_image

Résumé : Shuhei et Kai sont deux garçons que tout oppose : alors que l’un est le fils d’une bonne famille destiné à un avenir brillant, l’autre est le fils d’une prostituée à l’attitude pour le moins désinvolte. Lorsque Shuhei emménage dans la ville où vit Kai, les deux vont se découvrir une passion commune : le piano.

Le piano dans la forêt, je l’ai découvert sur Neflix qui l’a diffusé en deux saisons et est la deuxième adaptation du manga éponyme. Elle a été créé par le studio Fukushima Gainax et est sortie en 2017, soit 10 ans après la première adaptation qui était un film d’animation réalisé par Masayuki Kojima.
La réalisation ici est de Gaku Nakatani, le scénario a été écrit par Mika Abe et Aki Itami et le désign des personnages est de Sumie Kinoshita.
Cette série animée est vraiment bien faite, jolie visuellement, le travail autour de la musique met vraiment le tout en valeur, c’est un plaisir pour les yeux et les oreilles, le tout est poétique et vibrant.
D’ailleurs si ça vous dit d’aller voir le site officiel c’est ici : http://piano-anime.jp/

piano_no_mori_3656

Piquée de curiosité, j’ai donc été voir du côté du manga, qui date de 1998 et qui comporte 26 volumes, et là encore une belle surprise m’attendait, on retrouve bien sûr le plus gros de la trame de l’histoire mais l’anime l’a largement adouci quand on découvre certains passage de la vie de Kai.
Il n’y manque finalement que la musique mais c’est un manga qui donne la pêche, qui est porteur d’une certaine poésie et d’une forme de magie très particulière que l’on retrouve dans le domaine artistique…

C’est un hymne à la résilience et au dépassement de soi et de nos expériences de vie, c’est une ôde à affirmer sa singularité et à comprendre que nous n’avons comme ennemi et obstacle que nous-mêmes…
C’est beau, on rit, on pleure, on est émue, je vous le recommande chaudement.

A ma connaissance, il n’a pas été traduit officiellement, donc si vous ne parlez pas japonais, je vous invite à le découvrir sur un site de traduction de mangas non licenciés dans votre pays de lecture, je l’ai ainsi découvert en anglais…
Pour les japonophones, vu l’âge du manga, vous pourrez certainement le trouver chez des petits revendeurs de mangas, sinon sur amazon mais ça ne commence qu’au volume 2, vous pouvez également le traquer avec le site la Chasse aux livres, je l’adore il me permet de trouver la plupart de mes pépites d’occasion avec les emmaüs, et les marchés aux livres…

Voilà, faites-moi un retour si vous connaissez ou allez les découvrir… 😉

Bonne découverte !