Cette année, comme les précédentes, j’ai été ravie de participer au Printemps de l’Imaginaire francophone, le groupe FB regroupe une jolie petite communauté fort sympathique avec qui il est agréable d’échanger mais il y a un mais… cette année, force est de constater que, pour ma part, c’est un épic fail et je trouve qu’il est intéressant de savoir pourquoi, en tout cas pour moi-même…

J’ai identifié plusieurs raisons à mon échec :

  • Le travail, c’est prioritaire : comme les autres années, j’ai participé un à événement virtuel très chronophage, dont j’ai d’ailleurs parlé sur ce blog ici, comme il est pour le boulot, il est forcément prioritaire, il est non seulement un terrain d’expérimentation important pour moi car il détermine grandement les techniques de créations que je vais utiliser tout le reste de l’année mais c’est surtout une opération de communication importante qui permet à la petite commerçante que je suis de se faire connaître et de nouer des liens avec d’autres créatrices. Tout ça a débouché sur l’apprentissage d’une nouvelle technique de création et pour apprendre, il faut aussi du temps…
  • Betâ lecture : je m’étais engagé à être bêta lectrice pour une connaissance et, hélas, c’était sur tablette, outre qu’une vraie relecture demande du temps, de l’investissement, de lire, de revenir en arrière etc, mes yeux ne tiennent décidément pas la route sur tablette… ce qui explique qu’en plus de ma charge de travail d’à côté, j’ai pris beaucoupppp de temps pour finir cette bêta lecture.
  • Une première lecture très (trop) dure : Il faut bien que je dise ici à quel point Rouge de Pascaline Nolot m’a bousculé. C’est un excellent roman mais clairement son hyper réalisme a été très dur à digérer et, derrière, je me suis sentie obligée de me changer les idées en relisant la trilogie doudou Les Scorpi de Roxane Dambre, outre que j’en admire le bestiaire hyper travaillé, il me fait beaucoup rire. Relire cette trilogie m’a permis ensuite de reprendre le PIF avec l’excellent Clément Coudpel contre les Spectres de Samain de Manon d’Ombremont mais je n’ai pas réussi à me remettre totalement de Rouge
  • La commande fétiche qui n’arrive pas : J’ai passé une grosse commande sur le site des Editions du Chat noir, je me voyais déjà en train de découvrir du Tassy et autres joyeusetés mais, en passant ma commande, je n’ai pas vu qu’un des livres commandés était en précommande non définie dans le temps car en attente de la vente d’une quantité particulière… Ma commande entière était donc bloquée et comment vous dire que ma déception a été grande quand je m’en suis rendue compte… Pour vous dire, je n’ai reçu ma commande que ce samedi…
  • Un épuisement qui ne fait que s’aggraver : actuellement je suis en vacances mais je ne sais plus depuis longtemps ce que c’est des vraies vacances. Comme pour de nombreux entrepreneurs, depuis 7 ans et demi que je suis indépendante mon concept des vacances a changé et se défini à présent comme une phase tampon qui me permet de faire de ce que je n’ai pas le temps en temps normal sans être dérangée par le téléphone ou les messages. Je ne me plains pas, je vis de ma passion mais, clairement, ça se répercute sur tout les aspects de ma vie en terme de manque de temps mais aussi d’épuisement intellectuel et parfois mental et moral… Inutile de mentionner que le covid en a rajouté une énorme couche avec la suppression des marchés événementiels.
  • Perfectionniste à l’excès : quand je lis un livre, j’aime faire une chronique qui se tienne un minimum, si j’avance des points particuliers j’aime le faire en les explicitant, inévitablement, ça prend du temps. Pour vous donner une idée, en moyenne, je fais 20 révisions sur un texte. ce qui explique que mes lectures ne peuvent pas se faire dans le cadre d’un endormissement ou d’une trop grande fatigue qui me ferait lire en travers. Ça ne convient pas à mes exigences personnelles, alors forcément le trio perfectionnisme / manque de temps / épuisement, ça rend rarement efficace et productif…

Alors voilà, si le PIF de l’année dernière m’avais permis de marquer mon retour après une longue pause, force est de constater que mon blog est un blog irrégulier parce que ma vie est tout sauf linaire et simple et finalement c’est ok. En ce moment, je lis pas mal de blogueurs et blogueuses qui prennent de la distance avec leurs services presse pour apprivoiser leur plaisir de lire et leur temps. Et bien, il est temps pour moi d’accepter que ce PIF, même s’il est un échec par rapport à mes envies, est juste symptomatique de ma vie et je dois bien accepter que, le jour où j’ai eu envie de me mettre à mon compte, j’ai accepté d’en faire une activité à 300% de temps et que vivre ma passion a le coût de dévorer le temps que je peux avoir pour faire d’autres choses à côté… C’est frustrant, parfois culpabilisant, mais, l’accepter, c’est ramener de la paix dans cette frustration et ce perfectionnisme aberrant que je peux avoir parfois…

En début de PIF, j’avais donc tablé sur l’Alchimiste méticuleux (9 livres), j’ai finalement atteint le sorcier vagabond (3 livres). Vous pouvez trouver ma PAL d’origine ici.

Cette année, j’ai lu les titres suivants : 
Rouge, Pascaline Nolot
Trilogie Scorpi, Roxane Dambre (relecture)
Clément Coudpel contre les Sepctres de Samain, Manon D’ombremont
Vampires, anthologie d’auteurs classiques : je ne fais pas de retour spécifique mais c’est une anthologie très intéressante, elle permet de revenir un peu aux sources d’un mythe qui est passé par tous les tamis imaginaires possibles et imaginables. Le format court est agréable et permet de passer d’un style d’écriture à l’autre comme si on valsait sur du Waltz en passant d’un cavalier à un autre en se laissant entraîner dans une ronde de sensations toujours changeantes… Je recommande !

Voilà donc un bilan, somme toute, mitigé, j’ai eu peu de lectures mais de très belles lectures, j’ai fini par prendre des vacances de blog pour faire du tri dans ma bibliothèque, la réaménager et me plonger dans les mangas.

A présent que tout cela est bien avancé, je n’ai plus qu’à rattraper mon retard sur mes blogs préférés, à attaquer mes lectures reçues des Editions du Chat Noir, lire également ce que j’avais prévu pour le PIF et ce que j’ai acheté dans l’excellente Librairie du Hérisson de Montargis (45) où j’ai trouvé les titres que la dernière Masse critique Babelio m’avait donné envie de découvrir. Tout un programme pour quelqu’un qui courre après le temps… ^^

Je remercie Aline Wheeler pour l’organisation et tous les membres du PIF grâce à qui, chaque année, je découvre de nouveaux auteurs et de nouvelles pépites. 

Les bilans PIF des autres membres :
indiquez-moi le vôtre 😉
Pativore