Me revoilà, enfin !

Enfin presque… D’aventures en aventures me voilà arrivée dans le Maine et Loire dans la belle ville de Baugé-en-Anjou. Je pourrais presque écrire un roman sur les péripéties que j’ai rencontré sur le parcours de ma mutation et c’est loin d’être fini…

Aujourd’hui, je célèbre enfin le retour d’internet avec cet article.

J’avais préparé des articles en avance mais pauvre innocente que je suis, je n’avais pas anticipé ce que j’allais vivre…

J’ai bien sûr dû préparer mon déménagement pour je ne savais pas où, seule et sans aide, je l’ai d’ailleurs encore un peu en travers mais c’est la vie. Je peux remercier ma voisine qui m’apportait parfois à manger le soir et m’emmenait en course quand j’avais besoin, ce fut mon ange gardien ! La formation en distanciel a été prenante, si le fait de la faire de chez soi représente un avantage certain quand on doit préparer son déménagement en même temps, il faut également tenir compte des aléas techniques quand on bosse avec son matos perso pas forcément équipé pour, j’ai donc découvert les joies de se battre avec la technologie pour se connecter, fort heureusement, j’ai eu l’immense chance de tomber sur un groupe merveilleux qui a su tisser des liens en distanciel, nous nous sommes beaucoup encouragés les uns les autres et, vu que je faisais tout seule, ils ont été d’un immense soutien pour moi…


J’ai également goûté à des monceaux de bagarres administratives, bien trop nombreuses et qui ne sont pas réglées, 2021 ou l’année où le progrès aurait dû améliorer les démarches et où, hélas, on ne peut jamais avoir le même interlocuteur, bravo à nous d’avoir réussi le tour de force d’avoir compliqué encore plus les démarches… venant rejoindre la grande famille administrative avec mon nouveau travail, je vous assure que je vais faire de mon mieux pour renseigner au mieux les usagers, on n’a jamais été aussi proche de la maison qui rend fou…

Je n’ai connu le lieu de ma mutation qu’une semaine avant de commencer mon travail, le délais vous paraît court ? Il l’est plus que vous ne le croyez, allez trouver un logement en aussi peu de temps quand il y a 5 annonces en tout sur la localité où vous débarquez, que sur 5 annonces, personnes ne vous répond sauf 2 personnes, l’une vous met un vent et l’autre vous la bénissez sur 30 générations de vous répondre et d’être prête à tout faire en 4 jours… J’ai pris le logement sans le visiter, je suis arrivée pour la signature 1,5 jours avant de commencer à travailler avec mon sac de couchage, mes quatre chats et 2 valises… Je peux dire que j’ai eu une chance qui rend honneur à tous mes portages de cornes en trouvant une jolie maison de ville proche de tout, bon il y fait 15 degrés en permanence et se chauffe avec des grilles pain sans autorisation de mettre des tringles à rideau pour espérer occulter un peu les courants d’air mais j’ai un toit au dessus de la tête…
Le camping dans mon nouveau chez moi a été rude, j’avais tout prévu à l’avance : eau, électricité mais quand je suis arrivée pas d’électricité bien sûr… Après avoir cru que les anciens locataires avaient mis des ampoules trop fortes, on s’est juste rendu compte que mon fournisseur n’avait pas fait le nécessaire mais voilà sans électricité comment je me réveille le lundi matin pour aller bosser ? Ma super proprio m’a emmené quérir une solution dans le magasin le plus proche et une amie à appelé mon fournisseur pour moi qui m’a demandé 55 euros de plus pour une ouverture en urgence le lundi, alors que c’était eux qui n’avaient pas fait le nécessaire… Les nuits ont été froides et la toilette à l’eau glacée clairement désagréable, le temps que l’énorme ballon d’eau chauffe pas d’eau chaude pendant trois jours de plus et pas de grille pain pour chauffer parce que tout pompait trop d’un coup et faisait tout sauté… J’ai passé une agréable semaine version igloo. Je vous passe les heures passées au téléphone pour régler tout ça, j’en cauchemarde encore !

Je bénis sur 30 génération une collègue qui m’a prêté une chauffeuse pour dormir mais j’avoue se laver à l’eau glacée et dormir par terre ça fait apprécier le confort qu’on a au quotidien.

Vous avez cru que c’était fini ? que nenni ! 10 jours plus tard, il a bien fallu organiser mon déménagement… avec un déménageur en vacances et injoignable… j’ai fini par l’avoir pour organiser le déménagement à Gien par ma voisine et l’emménagement ici par moi. Le jour J, les déménageurs n’avaient même pas eu les consignes de contacter ma voisine et s’acharnaient sur mon portable alors que je bossais, le lendemain, ils sont arrivés de mauvais poil, m’ont annoncé une casse, une seule, la vitre de mon bureau n’aurait pas résistée… soit… Je leur facilite la tache en leur disant de laisser tous les cartons au rdc, j’ai eu des reproches sur mes cartons trop lourds alors que le commercial ne voulaient pas de petits cartons, j’ai eu des reproches parce que le parking devant n’était pas bloqué alors que le patron m’a assuré que ce n’était pas utile mais bon j’ai été sympa, je leur avais même prévu un en-cas de 10h pour finalement m’apercevoir des dégâts plus tard… ils m’ont alléger de pas mal de cartons de vaisselle, ce n’était plus que du bris de verre et de plastique, à croire qu’ils avaient joué au foot avec, ils ont également décidé d’offrir à mes meubles un petit côté rustique et suranné en les abîmant… mais ce n’est que du matériel et, vu que je campais depuis pas mal de temps, la joie d’avoir mes affaires a primé sur le pincement au cœur, la positivité avant tout n’est-ce pas ?!

Le même jour l’installation de la fibre devait se faire mais elle fut décalée une semaine plus tard… Un « très sympa » installateur de fibre est donc venu une semaine plus tard et je lui ai tellement plu qu’il s’est senti obligé de rester chez moi plus de 4h, je n’arrivais plus à m’en défaire, il ne voulait pas partir de chez moi avant d’avoir pu me maquer avec son oncle de 58 piges au Bénin ou au mieux avec son frère en Italie, il a même appelé en visio son frère pour que ce dernier me juge sur pièces, et tout fier de parler en étranger pour finalement résumer la chose en « je suis à son goût », je dois être contente vous croyez ? Je vous passe le harcèlement par téléphone derrière… Voilà à quoi, en 2021, une femme seule qui discute facilement s’expose, je suppose que je devrais être heureuse que ce ne soit pas à lui que j’ai plu… ça aurait pu être pire… mais, vu que le pire, je l’ai déjà vécu, que dire sinon que mon cheval de bataille littéraire sur les violences insensibilisées faites aux femmes ne va pas s’épuiser de sitôt… parce que ce monsieur m’a rappelé qu’en arrivant à Gien, j’étais aussi tombé sur un détraqué, et que cet installateur ne connaissait pas non plus le mot « non », heureux de se vanter d’avoir traqué sa femme des années pour la faire céder pour la tromper après mais que c’était normal qu’elle le reprenne et le pardonne si ça n’excédait pas 3/4 fois… ouais 2021… autant vous dire que les #notallmen et les anti-féministes de tout poil me font gerber…

Je suis épuisée, physiquement, mentalement, nerveusement, j’ai l’impression d’avoir tenté d’abattre tous les moulins à vent possible… mais non les bagarres administratives ne sont pas finies…Je pense que vous comprendrez aisément que publier des articles sur le blog est devenu un luxe que je n’avais pas. Heureusement, mes nouveaux chef et collègues sont A-DO-RA-BLES, j’ai l’impression de travailler avec eux depuis bien plus longtemps, je vous assure que ça fait plaisir lors d’une reprise de boulot salarié. C’est la bienveillance qu’il me fallait et le cadre de travail idéal.

Ma ville est le compromis idéal entre la campagne et la ville, elle a le charme d’un cœur historique préservé, j’ai la chance d’être à 15 minutes à pied de mon travail et de passer dans le parc du château tous les matins et d’aller travailler dans un endroit arboré où entre les structures modernes, est préservée une superbe abbaye, le tout encadré de deux promenades vertes. Je vais avoir de jolie visites à faire et de belles randos, je pense même reprendre la photo que j’avais arrêté…

Les gens sont gentils et chaleureux, j’avais presque oublié ce que c’était de dire bonjour aux gens qu’on croise dans la rue et de rigoler un coup avec la postière ou le commerçant du coin (Gien soit honni pour m’avoir recroquevillé sur moi-même, je te hais !)

Et puis soyons pragmatique, ça faisait des années que je n’avais pas eu un salaire fixe et régulier qui tombe sur le compte en banque, je vous assure qu’après 8 ans à se demander ce que sera le mois d’après, on apprécie. Et que dire des vacances, des vacances, imaginez-vous que je ne savais plus ce que c’était et que je redécouvre ce luxe en ayant, en plus, la chance d’en avoir dès mon embauche (ce luxe quand on a passé des années à penser que vacances était égale à de grosses journées de boulot sans coup de fil pour rattraper le retard et préparer les événements 3 mois à l’avance…).

Alors voilà, je peux dire que j’en ai vraiment bavé et c’est pas fini, (je prie pour que fin novembre tout soit enfin réglé !) mais je peux aussi dire que oser avoir le courage de se balancer dans le vide pour changer de vie, ça paye quand on suit ses envies et son cœur. Il faut savoir, tenter et oser et se servir des embûches que l’on rencontre sur notre chemin pour donner de la valeur à la chance que l’on a par ailleurs. je crois sincèrement que c’est ce qui nous aide à avancer et à nous créer le bonheur et la vie auxquels on aspire.

A présent, mes 60 cartons de livres sont vidés et les bouquins ont rejoins leurs étagères, en vrac mais ils y sont, je suis enfin raccordée à la grande toile du net, je vais enfin pouvoir commencer à reprendre un rythme dans ma nouvelle vie et enfin alimenter ce blog.

Autant vous dire que j’ai hâte de goûter de nouveau à la tranquillité de la lecture… Doucement et progressivement parce que j’apprends un nouveau métier, donc les méninges chauffent pas mal au quotidien, et que j’ai conservé mon activité d’entrepreneuse enfin quand la chambre du commerce et celle des métiers et de l’artisanat se décideront à communiquer… donc le rythme du blog me semble bien parti pour rester chaotique un moment mais, le principal, c’est de s’y remettre.

Je rêve d’un jour où noircir ce blog serait facile, simple et une activité régulière pour moi. Force est de constater pourtant que j’aime trop remplir ma vie de challenges et d’activités variées pour le faire de façon assidue… ça sera une frustration éternelle je pense, je sais, je le dis souvent ici mais, sincèrement, c’est l’une des rares frustrations réelles chez moi…

Je ne vous parlerais pas de mon nouveau travail qui est purement administratif et totalement alimentaire mais le budget livre va augmenter considérablement, toutefois, je me challenge sur ce redémarrage à neuf : vider ma PAL et donner plein de livres qui ne me parlent plus… Parce que le meilleur moyen de se rendre compte qu’on a trop amassé de ces merveilles, c’est de devoir en soulever les cartons !

J’ai pourtant des tonnes de lectures en projet, d’autant que j’ai reçu des ouvrages que j’ai soutenu via Ululle et, j’ai grand hâte de vous en parler. En attendant, je vais publier les chroniques que j’avais préparé avant tout ça… et surtout je vais enfin pouvoir revenir lire vos chroniques, je ne vous cache pas que vous m’avez manqué… Vraiment !